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L'effet "Das Experiment"

 
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Chrismich
4eme Eléphant
4eme Eléphant


Inscrit le: 29 Jan 2006
Messages: 311
Localisation: Chambery

Message   L'effet "Das Experiment" Répondre en citant

Au vue de vos réactions sur le réalisme de la discipline dans la prison de Rijker
nous comprenons bien que vous auriez " vraiment aimé une discipline beaucoup plus stricte et que les gardes soient beaucoup plus autoritaires et sans pitié avec les fortes têtes." , et nous vous promettons plus de réalisme pour le prochain opus.

Cependant il faut que vous compreniez nos appréhensions à aborder un thème si sensible, et une angoisse en particulier nous a tenaillé pendant toute la préparation. Je l'appelais "L'effet Das Experiment", en référence au film allemand éponyme sorti l'année précédente sous le titre français L'experience.

Synopsis du film :
Afin d'étudier scientifiquement le comportement humain, le professeur Thon enferme vingt volontaires, des hommes ordinaires, dans un univers carcéral. Huit d'entre eux sont désignés pour être les "gardiens", les douze autres étant les "prisonniers". La règle est simple : comme dans une vraie prison, les détenus doivent obéir aux gardiens qui sont chargés de faire régner l'ordre.
Progressivement, la situation se détériore, la frontière entre l'expérience et la réalité devient de plus en plus floue. Le pouvoir monte à la tête de certains et les atteintes à la liberté et à la dignité en affectent d'autres. Chaque jour qui passe voit le pouvoir et l'autorité se heurter de plus en plus violemment à la rébellion.
L'expérience dépasse tout ce qui était prévu. Les personnalités se révèlent. Désormais, l'enjeu n'est plus scientifique : il s'agit d'abord de s'en sortir vivant.


Ci dessous un article issue de http://www.prison.eu.org/article.php3?id_article=3201
Les Passages en rouge sont des commentaires que j'ai ajouté.

Citation:

L'expérience du professeur Zimbardo, de ses conclusions et de l'éthique dans les sciences humaines.
Le film Das Experiment du cinéaste allemand Olivier Hirschbiegel est sur les écrans français depuis le 21 mai. Il est tiré du livre de Mario Giordano, Black box, lui-même inspiré de l'expérience, devenue classique en psychologie sociale, menée par le professeur Philip Zimbardo en août 1971, à l'Université de Stanford, aux Etats-Unis.
P. Zimbardo s'est dissocié du film, critiquant, dans de nombreux entretiens, la version, selon lui outrancière, que le cinéaste a donné de l'expérience. Or il semblerait que l'attitude du professeur aujourd'hui est essentiellement le résultat de son refus avéré, depuis 1971, de tirer toutes les conclusions psychologiques et éthiques de son travail.

L'expérience tourne mal... (L'objet de nos angoisses)
Le but de l'expérience, menée au Département de Psychologique de l'Université de Stanford, était d'explorer les comportements d'individus, considérés comme normaux, placés dans un environnement carcéral. A cet effet, un quartier de détention, plus vrai que nature, avait été conçu dans les sous-sols de l'Université. <— Fort-les-Bancs
Les personnes retenues pour l'expérience, prévue pour durer deux semaines, étaient des étudiants, tous des garçons de bonne famille, issus de la classe moyenne, qui ont été sélectionnés pour leur absence de trouble psychologique <— Vous . La répartition entre ceux qui tiendraient les rôles de détenus et de surveillants a été laissée au hasard (par tirage au sort). En d'autres termes, les cobayes - car c'est bien de cela qu'il s'agit - n'étaient pas des êtres particulièrement violents, ni asociaux, ni dépressifs. En un mot, c'étaient des hommes ordinaires.
Dès le deuxième jour de l'expérience, une rébellion a éclaté du côté des prisonniers. Les gardiens, déroutés, ont rapidement laissé libre cours à leur violence, répondant à la révolte des prisonniers par des pratiques d'humiliation et de déshumanisation (coups, brimades, etc.). Le staff des chercheurs a dû alors fréquemment rappeler aux gardiens de s'abstenir de telles pratiques. Mais les pires actes se sont passés au milieu de la nuit, lorsque les gardes supposaient que le staff ne les surveillait plus.
En l'espace de quelques jours, les gardes sont devenus complètement sadiques et les prisonniers, eux, nettement dépressifs et très stressés. Aïe

Le monstre est ailleurs que dans l'être humain...
La principale conclusion de l'expérience a été de considérer l'importance des circonstances pouvant altérer les personnalités individuelles : en bref, chacun peut agir comme un monstre, s'il est placé dans certaines conditions. L'expérience de Stanford est en effet une démonstration de comment des personnes ordinaires (en l'occurrence des étudiants issus des classes moyennes) peuvent agir d'une façon qu'ils ne l'auraient jamais imaginé. <— Ce que l'on reproche souvent au JdR
Cette remarque vaut pour les deux groupes d'étudiants, les surveillants et les détenus (C'est à dire les PJ comme les Zorgas) . Un être jugé normal et équilibré, lorsqu'il est soumis à des conditions extrêmes d'humiliation, de violence, etc. peut s'écraser complètement, perdre toute estime de soi et manifester d'un état dépressif extrême. Au contraire, lorsqu'on donne à l'individu une parcelle de pouvoir, il peut se révéler le pire des monstres. La violence n'est pas quelque chose d'inné, heureusement, mais elle a à voir avec le pouvoir. On le sait bien, " le pouvoir est maudit "...
Si les comportements violents ou sadiques ne sont pas innés, cela signifie que chacun peut être amené à agir ainsi. Bien sûr, dans l'expérience, le passage à l'acte est facilité car, a priori, tous les individus ayant accepté de participer à l'expérience ont également accepté de fait la possibilité d'être retenu pour jouer le maton. Mais l'expérience montre aussi que les " bonnes personnes " ne le sont jamais assez pour empêcher les abus des autres. En fait, les différences individuelles importent vraiment très peu face à des situations extrêmes. Les cadres institutionnels développent leur propre vie indépendamment des vœux, des intentions et des buts de ceux qui les font marcher.
L'expérience de Zimbardo a lieu quelques années seulement après celle de Milgram sur la soumission à l'autorité. En 1965, le professeur Milgram montrait comment des individus, persuadés de participer à une expérience sous l'autorité de savants, acceptaient, relativement facilement, d'accomplir des actes de torture (en l'espèce l'envoie de décharges électriques normalement mortelles). Les participants aux expériences de Zimbardo et de Milgram ont été bouleversés, lorsqu'ils en ont appris par la suite les tenants et aboutissants, de découvrir leur potentialité à " faire le mal ". Et nous aussi, mais avec cette question vertigineuse : " et moi, comment aurais-je agi ? "
Autre observation importante : en quelques jours, les individus sont dominés par le rôle qu'on leur a demandé de jouer. En bref, ils oublient qu'il s'agit d'une expérience, d'un jeu (même si la rémunération tend à rendre le rôle plus " sérieux "). Très rapidement, les participants à l'expérience sont devenus de vrais gardiens et de vrais prisonniers (!) . Les jeunes hommes jouant le rôle de prisonniers se présentaient par leur numéro de matricule, et les gardiens tenaient à imposer leur autorité sur les prisonniers, et se sentaient collectivement défiés si un prisonnier manquait de respect à l'un d'eux. Les uns comme les autres étaient complètement dans leur rôle : ils semblaient tous avoir perdu conscience qu'il s'agissait d'une expérience (!!) .

Le piége
Mais les étudiants n'ont pas été les seuls à se laisser prendre au jeu. Les parents et amis des cobayes, invités à visiter les prisonniers, ont eux aussi accepté les règles établies par l'équipe du professeur Zimbardo. Personne n'a semblé choqué et n'a demandé l'arrêt de l'expérience. Il y a également un prêtre, officiant d'ordinaire en prison, qui est venu rencontrer les participants de l'expérience.
Mais il n'y a pas que les comportements des participants à l'expérience qui doivent être discutés et analysés. En effet, le staff des chercheurs a été pris au piège de sa propre expérience, et c'est là que l'expérience devient véritablement inquiétante, car elle échappe brutalement à ses concepteurs. (gasp Gasp)
Le professeur Zimbardo - et c'était incontestablement là une erreur de sa part -, au lieu de se placer à l'extérieur de l'expérience, à titre d'observateur, s'était assigné le rôle de superviseur de la prison. Or, les chercheurs, tellement absorbés par leur rôle, n'ont pas vu que la situation se détériorait. Ils ont perdu toute distance critique. Ainsi, quand un des prisonniers a craqué, éclatant en sanglots, puis piquant une vraie crise de rage, la première réaction du staff a été de penser à une simulation. Il leur a fallu deux jours pour qu'ils admettent que le participant à l'expérience était vraiment en grande souffrance psychologique et qu'il devait se retirer de l'expérience.
Par la suite, quand la rumeur d'une tentative d'évasion est parvenue aux oreilles des superviseurs, leur réaction a été de préparer un plan pour l'éviter. Ils ont ainsi passé une journée complète à discuter de la façon dont ils pouvaient contrer cette tentative, oubliant même qu'en tant que chercheurs en psychologie, ils auraient d'ailleurs du s'attarder au phénomène de la rumeur en milieu carcéral !
L'expérience a été arrêtée au bout de six jours. Le professeur Zimbardo n'a pas réalisé par lui-même que les débordements dans lesquels l'expérience se fourvoyait rendaient impératif son arrêt. C'est en fait la visite d'une jeune diplômée en psychologie, venue conduire des entrevues avec les gardiens et les prisonniers, qui a permis au staff de réaliser que les règles éthiques avaient été violées depuis longtemps (Argg Argg) .

[...]

Certes, le film d'Olivier Hirschbiegel ne reproduit pas exactement le déroulement de l'expérience de P. Zimbardo, car justement il en pousse les logiques au-delà de la réalité - qui a été heureusement moins dramatique que la version présentée dans la fiction -. Mais allez voir Das Experiment, on n'en ressort pas indifférent.

Même si nous savons bien, nous autres amateurs de jeux de rôle, que les théories comme quoi les joueurs finissent par se prendre pour leurs personnage sont bien loin de nos constatations hebdomadaires, nous ne voulions en aucun cas aller trop loin. Le GN Rijker était déstiné a être un divertissement pour les joueurs, mais aussi un argument convainquant de la non-dangerosité de notre loisir. Le Rijker 1 est maintenant une jurisprudence que nous pouvons citer pendant les sempiternels débats avec des psychologues de comptoirs qui vous ressortent l'expérience de Zimbardo en se croyant plus cultivés que vous.

Si nous proposons réellement un Rijker 2 l'été prochain, (nous ne prendrons pas de décisions avant la fin du TROY) il sera certainement plus "sticte", car nous n'auront plus la menace de "l'effet Das Exp" comme une épée de Damocles au dessus de la tête.
Le Lun Mar 13, 2006 4:40 am
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Chrismich
4eme Eléphant
4eme Eléphant


Inscrit le: 29 Jan 2006
Messages: 311
Localisation: Chambery

Message   Projection du film à Chambéry Répondre en citant

Certains membres du Cinquième Eléphant sont aussi résponsables de la programmation du cinéma de l'Univercité de Savoie : UNIVERCINE.

Nous vous avons ainsi concocté une scéance qui, j'en suis sur, vous intéressera :

L'EXPERIENCE
le mercredi 19 avril
( en grand écran, en VO et précédé d'un court métrage)
AMPHI culturel 11000 - Campus de Jacob-Bellecombette - CHAMBERY
la projection sera suivie d'une disscussion avec Olivier Desrichard (Maître de conférence en Psychologie Sociale). Il y présentera les détails de l'experience et relativisera les propos du film,
il répondra ensuite aux questions du public, le JDR viendra peut être sur le tapis si nous le souhaitons.

Toutes les infos sur :
http://univercine.free.fr/?page=Prochainement

Ne ratez pas cette occasion,
car le film vaut le coup d'oeil même indépendament de son RKisme.
Le Lun Avr 10, 2006 3:13 pm
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